
Les jeunes vivent dans un monde où la compétition et l’individualisme prévalent. La révolution numérique a affaibli le lien social et a entraîné une perte de confiance et un isolement accru chez les jeunes. 56 % des personnes âgées de 22 à 37 ans font confiance à une personne ordinaire dans la rue pour dire la vérité, contre 77 % des baby-boomers.

La succession de crises sociales, sanitaires et économiques exerce une forte pression sur la société et les conséquences sont dévastatrices, en particulier chez les jeunes ayant moins d’opportunités. Leur comportement futur en tant que citoyens responsables et actifs est largement façonné par leur interaction avec leurs pairs, leur capacité à se projeter dans l’avenir et leur participation à des activités constructives. Ces capacités sont aujourd’hui largement perturbées, ce qui engendre des problèmes de santé mentale, d’isolement et d’exclusion.
Le rôle de l’animateur de jeunesse est de contribuer à former les citoyens de demain, des personnes ouvertes au dialogue, tolérantes, responsables et capables de participer activement à la société.

Pour atteindre cet objectif, les 4 partenaires de ce projet ont identifié le besoin de créer des liens entre les jeunes et de développer l’inclusion des jeunes ayant moins d’opportunités.
Les avantages sociaux et personnels des activités physiques pour les jeunes sont largement connus, mais ces activités sont souvent compétitives et opposent les gens les uns aux autres. Les partenaires souhaitent trouver une alternative à ces activités compétitives car, selon les recherches préliminaires, les jeunes ayant moins d’opportunités ont davantage besoin de soutien mutuel et de coopération que de compétition.
Dans cette optique, les partenaires se sont tournés vers l’idée d’inclure des activités non compétitives dans leurs pratiques : elles s’apparentent à des activités sportives traditionnelles mais sont collaboratives et basées sur l’apprentissage. Cela crée un environnement de coopération, de compréhension mutuelle et de confiance.

Les activités non compétitives sont axées sur le plaisir, la forme physique et l’amélioration de la santé, plutôt que sur l’établissement d’une supériorité sur une autre équipe ou un autre individu. Lorsque personne ne doit gagner, tout le monde passe plus de temps à s’entraider et à s’amuser.
Le travail d’équipe est toujours présent, mais au lieu de rendre les jeunes compétitifs, il leur apprend à travailler ensemble pour atteindre un objectif commun. Les activités non compétitives sont ouvertes aux personnes de toutes origines, de tous âges et de toutes corpulences. Elles favorisent l’apprentissage de la vie, établissent des habitudes saines et se déroulent souvent en plein air, ce qui rapproche les participants de la nature.

Notre projet propose d’enseigner, de promouvoir et d’accroître la visibilité des activités non compétitives dans les pays impliqués dans le consortium. Chaque partenaire apporte sa connaissance d’une activité spécifique, à savoir la pédagogie du cirque, la pédagogie de la danse, l’éducation en plein air et les jeux sociaux coopératifs. L’objectif principal du projet est d’échanger des bonnes pratiques, d’intégrer de nouvelles connaissances dans les activités des partenaires et de promouvoir l’utilisation d’activités non compétitives.
Pour en savoir plus sur le projet :






