From Vision to Action : une semaine pour repenser la qualité et la durabilité dans les projets Erasmus+

Du 17 au 24 juin 2025, le village d’Issor, au cœur des Pyrénées, a accueilli une semaine de formation Erasmus+ autour d’un sujet plus que jamais essentiel : comment rendre nos projets de jeunesse à la fois plus pertinents, plus responsables et plus durables ? Cette mobilité, intitulée From Vision to Action: Quality & Sustainability in Erasmus+ Projects, a réuni 26 participant·es venu·es de France, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Lettonie, de République tchèque et de Slovaquie.

Pendant cette semaine, il ne s’agissait pas seulement de parler de “durabilité” comme d’un mot à la mode. Le groupe s’est penché sur des questions de fond : est-ce que nos projets produisent réellement l’impact que nous souhaitons ? Comment créer des expériences d’apprentissage qui aient du sens, qui soient inclusives sur le plan social, solides sur le plan pédagogique, et plus cohérentes sur le plan environnemental ? La formation a aussi ouvert un espace pour réfléchir à notre manière d’utiliser les ressources, aux privilèges dont nous disposons dans le cadre d’Erasmus+, et à la responsabilité qui va avec.

À travers des méthodes d’éducation non formelle, les participant·es ont exploré des pistes concrètes pour réduire l’empreinte écologique des activités, renforcer leur qualité, et mieux penser leur impact à long terme. L’idée n’était pas de chercher des recettes toutes faites, mais plutôt de questionner les habitudes, partager les pratiques qui fonctionnent, et imaginer ensemble des façons plus justes et plus conscientes de construire des projets européens.

La formation a été animée par Linda Ulane et Marco Marinelli, deux formateur·rices engagé·es dans le champ du travail de jeunesse, de l’éducation non formelle, de la créativité, de l’inclusion sociale et de la pédagogie critique. Leurs regards complémentaires ont nourri une dynamique riche, à la fois réflexive, concrète et profondément humaine.

Le cadre a lui aussi joué un vrai rôle. Installé à Issor, dans un environnement simple et entouré de nature, le groupe a pu ralentir, respirer, prendre du recul et travailler ensemble dans un espace propice à l’échange. Entre les ateliers, les discussions, les repas partagés et les moments informels, cette formation a aussi permis de créer des liens forts entre professionnel·les de différents pays, porté·es par une même envie de faire évoluer leurs pratiques.

Cette semaine nous a rappelé une chose essentielle : la qualité d’un projet ne se mesure pas seulement à son organisation ou à son budget, mais à la trace qu’il laisse, à la cohérence qu’il porte, et à sa capacité à produire du changement de manière durable. Avec cette formation, La Villa a poursuivi son engagement pour des projets de jeunesse plus conscients, plus créatifs et plus alignés avec les réalités du monde d’aujourd’hui.

Quand le théâtre crée du lien : retour sur une semaine à Issor

Fin juin, le petit village d’Issor s’est rempli de voix, de rires, de silences partagés… et de beaucoup de créativité.

Du 26 juin au 3 juillet 2025, l’association La Villa a accueilli une formation Erasmus+ un peu particulière. Pendant une semaine, 26 travailleurs et travailleuses de jeunesse venu·es de 7 pays se sont retrouvé·es pour explorer une question simple, mais essentielle : comment le théâtre peut-il nous aider à créer du lien ?

Très vite, le groupe est entré dans l’expérience. Pas de longues théories, mais du mouvement, du jeu, des rencontres. À travers le théâtre de l’opprimé, le clown, le théâtre de rue ou encore le headphone theatre, chacun·e a pu expérimenter des façons différentes de s’exprimer, d’écouter, de prendre sa place… et de laisser de la place aux autres.

Ce qui s’est joué pendant la semaine allait bien au-delà du théâtre. Il s’agissait de confiance, de vulnérabilité, de présence. De ces moments où un groupe se transforme peu à peu, où les regards changent, où la parole circule plus librement.

Dans un cadre simple, entouré de nature, le temps semblait ralentir. Entre les ateliers, les discussions informelles, les repas partagés et les soirées improvisées, les liens se sont tissés presque naturellement. Issor est devenu, le temps de quelques jours, un espace à part — un espace où l’on pouvait essayer, rater, recommencer, et surtout être soi.

Guidé·es par les formateurs Jose Branco et Federico Espositi, les participant·es ont exploré comment utiliser ces outils dans leur propre réalité professionnelle. Comment accompagner des jeunes en difficulté, comment ouvrir des espaces d’expression, comment utiliser le théâtre pour parler de ce qui est parfois difficile à dire autrement.

Et peut-être que c’est là le plus important : repartir avec des outils, oui — mais aussi avec une expérience vécue, un ressenti, une autre manière de faire groupe.

Cette formation nous a rappelé quelque chose d’essentiel :
le théâtre n’est pas seulement une scène et un public.
C’est un espace de rencontre. Un espace où l’on peut se voir autrement, et voir les autres autrement.

Et ça, ça change beaucoup de choses.